N°1001, 27 janvier 2025
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Éditorial
La lettre du lundi
Sommaire :
« C’est irresponsable » : la charge du patron d’Air
France-KLM contre la hausse de la taxe sur les billets d’avion
"Moins bien traitée" que ses concurrentes : ADP fait part de sa
"surprise" face aux critiques du patron d'Air France ONG et
compagnies aériennes s’affrontent à propos de la future taxe sur
les billets d’avion
SAS et Air Europa étendent leur
réseau grâce à un nouveau partage de codes La rentabilité de
Lufthansa Airlines n'est pas encore au rendez-vous, selon son
PDG Avec ses futurs Boeing 737 MAX, Eurowings va remplacer
une part importante de sa flotte Airbus Boeing a perdu plus
de 37 millions de dollars par jour en 2024 Airbus renonce à
sa compagnie aérienne de transport de fret en Beluga
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« C’est irresponsable » : la charge du patron d’Air France-KLM contre la hausse de la taxe sur les billets d’avion
(source Le Parisien) 19 janvier 2025
Lire l'article :
Il est de nature discrète, sa parole dans les médias est rare
mais, cette fois, Benjamin Smith lâche ses coups. Dans une interview
sans concession, le directeur général du groupe Air France-KLM
reproche le manque de soutien de la part du gouvernement et le met
en garde contre les répercussions d’une hausse de la taxe sur les
billets d’avion. Le gouvernement prévoit d’augmenter
fortement la taxe sur les billets d’avion (TSBA). Qu’en
pensez-vous ? BENJAMIN SMITH. C’est irresponsable. Une
nouvelle taxe a déjà été introduite l’année dernière. La France
deviendrait le pays où le transport aérien est le plus taxé en
Europe. À l’origine, en 2005, la TSBA a été mise en place pour financer la
lutte contre le sida. Récemment, elle a été redirigée pour financer
le ferroviaire. Si une hausse de la taxe devait se confirmer, ce que
je ne souhaite surtout pas, nous demandons qu’elle soit au moins
fléchée vers la décarbonation du secteur aérien. C’est très
important pour nous qui devons investir massivement pour réduire
l’impact de notre filière. Avez-vous chiffré les
répercussions financières ? Oui, avec ce qui a été voté au
Sénat sous l’ancien gouvernement, c’était jusqu’à 130 millions
d’euros de pertes par an. L’État en est conscient, mais il considère
que c’est facile de taxer l’aérien, parce que nous sommes perçus
comme le transport des riches. C’est évidemment faux puisque 80 %
des Français ont déjà pris l’avion, et c’est dangereux pour
l’économie du pays. Air France est le premier employeur privé en Île-de-France,
avec 40 000 salariés, nous représentons 1,9 % du PIB du pays. Mais,
depuis vingt ans, nous perdons 1 à 2 % de parts de marché par an au
profit de compagnies étrangères. Le risque, c’est de déplacer la
valeur que notre trafic génère dans d’autres pays. La hausse
pèsera en grande partie sur les voyageurs en Business ou Première,
qui ont les moyens de payer… 50 % de nos clients en Business ou
Première voyagent pour des raisons loisirs, ce sont des familles
également sensibles au prix. Si la taxe augmente, demain, une
famille d’Américains qui décide de venir en Europe préférera faire
un New York-Rome plutôt qu’un New York-Paris. Un Français passera la
frontière pour aller décoller depuis la Belgique, la Suisse ou
l’Italie. Des sociétés dont les salariés sont amenés à prendre
l’avion régulièrement pourraient également renoncer à s’installer en
France. Ce n’est pas qu’une taxe sur les billets d’avion, c’est une
taxe d’accès à la France, qui aura des répercussions sur notre
économie. Ryanair a menacé de réduire ses activités en
France si la hausse de la taxe était maintenue. Envisagez-vous de
faire de même ou de déménager votre siège social à l’étranger ?
Non, nous sommes un groupe français, basé en France. Mais nous avons
réalisé beaucoup d’efforts pour transformer Air France depuis six
ans. La marge opérationnelle d’Air France, en 2019, était autour de
1 %. En comparaison, KLM et Lufthansa étaient autour de 7 %, Ryanair
à plus de 13 % et British Airways à presque 15 %. Même avec nos
résultats records de l’année dernière, et une marge qui a frôlé les
6 %, nous sommes loin de nos concurrents, avec un niveau de dette
encore extrêmement élevé. Nous sommes très fragiles. Les
hausses de taxes pourraient mettre en péril Air France – KLM ?
Ce serait un poids supplémentaire. Cela voudrait dire moins de
lignes, moins de croissance donc moins d’embauches. Une activité qui
pourrait se déplacer : la moitié de notre trafic, ce sont des
passagers en correspondance. Ceux-là peuvent facilement faire leur
correspondance à Munich, Francfort ou Londres. Sans ces
passagers-là, beaucoup de lignes comme Paris-Seattle ou
Paris-Santiago ne seraient plus rentables pour nous. Nous ne serions
pas capables de garder notre position sur le marché. En 2004, Air
France-KLM était le premier groupe aérien en nombre de passagers au
monde, aujourd’hui, nous ne sommes même plus dans le top 5.
Avez-vous bon espoir que le gouvernement fasse machine arrière ?
Je suis convaincu que le gouvernement souhaite que la France gagne
et que les sociétés françaises soient capables de se battre sur le
marché international. Nous devons trouver le moyen de gagner
ensemble. Nous ne demandons pas de cadeaux, juste des règles du jeu
équitables. Dans un monde globalisé, si la France n’a pas une
compagnie aérienne puissante, il y aura des effets négatifs sur le
plan économique. Il faut en prendre conscience. Quels
effets négatifs ? Les marchés financiers, par exemple,
commencent à perdre confiance en nous, à cause de la manière dont
l’État nous traite. Si vous prenez trente minutes pour appeler les
analystes qui suivent notre marché, ils vous diront tous la même
chose : nous ne sommes pas les bienvenus dans notre propre pays !
C’est regrettable que nous ne soyons pas tous alignés, avec ADP notamment.
Vous estimez être maltraités par ADP ? À Roissy-Charles
de Gaulle, au terminal 2F où nous sommes, le taux de contact
(lorsque l’embarquement et le débarquement se font directement
depuis le terminal) fluctue entre 85 % et 90 %. Au Terminal 1, où
sont nos concurrents étrangers, il est quasiment à 100 %. Cela veut
dire qu’aucun de leurs passagers ne doit prendre une navette pour
monter dans l’avion. Nous sommes moins bien traités que les
compagnies étrangères, alors que l’État est actionnaire majoritaire
d’ADP !
Imaginez que vous arriviez aujourd’hui de Singapour. Vous descendez
de l’avion sans manteau, vous vous retrouvez sur le tarmac sous la
pluie et dans le froid… Bienvenue à Paris ! L’État est
trop gentil avec vos concurrents ? Oui ! Il doit ouvrir les
yeux. Regardez l’accord de ciel ouvert entre l’Union européenne et
le Qatar : nous avons donné un accès total à notre marché à Qatar
Airways, qui peut réaliser autant de vols qu’il souhaite en France
et en Europe. Or, pour nous, il n’y a pas de marché là-bas. Nous
n’avons aucun vol vers Doha. Nous demandons la révocation de cet
accord. Avec Ryanair aussi, l’État a été naïf. Il ne comprend pas
qu’il soutient une société qui ne crée pas de valeur en France et
qui ne doit même pas avoir 100 salariés ici. À Bordeaux, ils ont
reçu des subventions publiques pour s’installer et dès qu’ils ont eu
des augmentations de charges, ils sont partis. Les
déboires rencontrés par le constructeur américain Boeing vous
préoccupent-ils ? Souhaitez-vous passer au « tout Airbus » ?
Boeing connaît des difficultés ces derniers temps, mais je suis sûr
qu’ils redresseront la barre. Notre secteur a besoin de concurrence,
Airbus ne peut pas absorber toute la demande. En ce
qui concerne Air
France-KLM, depuis mon arrivée, nous avons commandé plus de 200
nouveaux avions : tous des Airbus. Nous soutenons, avec plaisir, un
champion européen qui crée des emplois en France. Nous demandons,
nous aussi, à être soutenus… Est-il vrai que François
Bayrou a fait pression pour maintenir la ligne Transavia Paris –
Pau, comme l’écrit le Canard enchaîné ? Nous desservons
toujours Pau puisque nous avons plusieurs vols par jour depuis Paris
Charles-de-Gaulle avec Air France. En ce qui concerne Orly, je pense
que beaucoup de personnes n’ont pas conscience que nous perdons
énormément d’argent sur les liaisons domestiques au départ de cet
aéroport. Nous pouvons aider une autre compagnie à s’installer sur
la ligne. Mais nous mettre la pression pour que nous opérions une
liaison déficitaire, cela n’aurait pas de sens. Nous sommes une
entreprise privée. Je ne pense pas que quelqu’un qui connaît notre situation aimerait
ralentir Air France pour des raisons politiques.
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"Moins bien traitée" que ses concurrentes : ADP fait part de sa "surprise" face aux critiques du patron d'Air France
(source BFM TV) 20 janvier 2025
Lire l'article :
Le groupe ADP évoque sa "surprise" après les critiques du patron
d'Air France. Dans une interview au Parisien, le directeur général
d'Air France-KLM, Ben Smith, avait affirmé que la compagnie aérienne
française était "moins bien traitée" que ses concurrentes étrangères
au sein de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, évoquant notamment
le gestionnaire des aéroports parisiens. Réagissant ce lundi
matin dans un communiqué de presse, le groupe ADP a exprimé "sa
surprise vis-à-vis des propos tenus" par le patron d'Air France-KLM.
L'activité du hub d'Air France représente "près de la moitié du
trafic" de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle et "cette activité
est donc difficilement comparable avec celle des autres compagnies
aériennes" qui "n'opèrent pour la quasi-totalité d'entre elles que
quelques vols quotidiens", a argumenté le groupe. Pour
appuyer ses remontrances, le patron d'Air France-KLM avait regretté
un taux de contact "entre 85% et 90%" au terminal 2F, où l'on
retrouve Air France, contre "quasiment 100%" au terminal 1 "où sont
[ses] concurrents étrangers". Dans le langage aéroportuaire, les
passagers embarquent "au contact" lorsqu'ils empruntent une
passerelle pour accéder à l'avion directement depuis le terminal, au
contraire de l'embarquement "au large" qui nécessite un transit par
autobus. "En parfaite intelligence"
"Les équipes d’Air
France et du groupe ADP travaillent ensemble, depuis plusieurs mois,
en parfaite intelligence, sur tous les projets de modernisation" de
l'aéroport parisien afin "de tendre, autant que possible, vers un
taux de contact proche de 100% pour Air France", a répliqué le
groupe ADP. Cet objectif "est aujourd'hui difficile à atteindre sauf
à éclater les opérations de cette compagnie sur d’autres terminaux
que le 2E et le 2F", a souligné l'entreprise. Or, "ces
projets supposent le développement d'infrastructures, soumises à la
concertation publique et à plusieurs autorisations administratives",
qui créent "un délai incompressible de plusieurs années", a-t-elle
poursuivi, rappelant également que le taux de contact "de l'ensemble
des opérations d'Air France est supérieur à celui des autres
compagnies aériennes" à Roissy.
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ONG et compagnies aériennes s’affrontent à propos de la future taxe sur les billets d’avion
(source Le Monde) 21 janvier 2025
Lire l'article :
Les grandes manœuvres ont repris dans le transport aérien.
Défenseurs de l’environnement, d’un côté, compagnies aériennes,
aéroports et industriels de l’aéronautique, de l’autre, se
confrontent de nouveau autour de la taxe sur le transport aérien. A
l’instar de l’ONG Réseau Action Climat (RAC), les associations de
défense de l’environnement redoutent « un potentiel allégement du
taux de la TSBA [taxe de solidarité sur les billets d’avion] dans le
futur projet de loi de finances » qui doit être prochainement
présenté par le gouvernement Bayrou. Le premier projet de
TSBA, préparé par le précédent gouvernement de Michel Barnier, n’a
pas survécu à la motion de censure votée début décembre 2024 par les
députés. À l’origine, le gouvernement Barnier, pour combler une
partie du déficit, souhaitait récupérer 1 milliard d’euros
supplémentaires, dont 850 millions auprès des compagnies aériennes
et 150 millions pris dans les caisses des jets privés.
Ambitions revues à la baisse Le nouveau premier ministre,
François Bayrou, serait désormais moins enclin à frapper aussi fort
au portefeuille des acteurs du transport aérien. Le RAC craint que
le gouvernement revoie ses ambitions à la baisse en reprenant la
version du texte votée par le Sénat, lequel avait raboté de
250 millions d’euros le produit de la future TSBA. Cette dernière ne
rapporterait plus que 750 millions d’euros, dont 600 millions payés
par les compagnies aériennes. Les sénateurs avaient
drastiquement limité les effets de la taxe. Ainsi, la TSBA sur les
vols dans l’Union européenne ne dépasserait pas 5,30 euros par
passager, contre 9,50 euros dans le projet initial ; aujourd’hui,
les compagnies doivent s’acquitter d’une taxe de 2,50 euros par
passager. « C’est une décision incompréhensible, s’alarme Alexis
Chailloux, responsable pour l’aérien et le ferroviaire au RAC.
Nous
espérons que le gouvernement arbitrera dans le sens le plus
favorable aux finances publiques et en faveur des objectifs de
baisse des émissions de gaz à effets de serre. » (...)
L’organisation professionnelle des compagnies aériennes souhaite
continuer à ferrailler pour obtenir l’annulation de la hausse de la TSBA. « En 2025, ce qui nous inquiète au plus haut point c’est la
hausse des coûts », et notamment de la TSBA, se désole M. de
Izaguirre. « Cela va fragiliser l’attractivité de la destination
France, poursuit-il, et aussi fragiliser la compétitivité des
compagnies aériennes françaises. » Selon lui, les hausses de
plusieurs taxes et redevances pourraient générer au total « un surcoût de 1,2 milliard d’euros en 2025 », et
avoir aussi « un
impact sur l’emploi », estimé à 16 000 suppressions de postes, si la
taxe, même diminuée, devait s’appliquer. « Un très mauvais
signal » « Rien n’est encore arbitré », veut encore croire Alexis
Chailloux. « Le “coût de touchée” en France,
qui rassemble l’ensemble des coûts, par passager, liés à
l’utilisation d’un aéroport par un avion, est de 5 euros en
dessous de la moyenne européenne, soit 33,50 euros en 2023,
précise-t-il. Bien en dessous de celui des pays hébergeant les
principaux aéroports, soit 67,80 euros aux Pays-Bas, 57 euros au
Royaume-Uni et 50,10 euros en Allemagne. » (...)
Ces chiffres sont vivement contestés par la
FNAM. Selon l’organisation, « il y a trop de baratin, de clichés, de
flou sur le transport aérien ». Pour en finir, elle a décidé de
réaliser elle-même des études. La première, menée cette année, se
penchera sur « la sociologie du transport aérien », a confié M. de Izaguirre ; avec l’objectif, poursuit-il, de devenir « la référence
des statistiques sur le transport aérien ». La FNAM veut notamment
démontrer que le secteur se démocratise, avec des passagers de plus
en plus jeunes, moins riches, et qui ne voyagent pas uniquement pour
leurs loisirs.
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SAS et Air Europa étendent leur réseau grâce à un nouveau partage de codes
(source Luchtvaartnieuws, traduit avec Deepl) 25 janvier 2025
Lire l'article :
SAS et Air Europa ont uni leurs forces pour améliorer la
connectivité entre la Scandinavie et la péninsule ibérique. Le
nouveau partenariat de partage de codes étend la portée des deux
compagnies, donnant aux passagers de SAS l'accès à 12 destinations
clés en Espagne et au Portugal, tandis que les voyageurs d'Air
Europa peuvent bénéficier du vaste réseau scandinave de SAS.
SAS place son code sur les vols d'Air Europa reliant Madrid-Barajas
à des destinations espagnoles populaires. (...) Les
voyageurs d'Air Europa bénéficieront de plus d'options de voyage
vers la Scandinavie (...) Dès cet été, les passagers de SAS
auront également accès à d'autres routes du réseau d'Air Europa,
notamment en Afrique du Nord, dans les Caraïbes et en Amérique du
Sud, avec des destinations telles que Marrakech, Punta Cana,
Saint-Domingue et Salvador de Bahia. (...) L'accord a été officiellement ratifié lors de
Fitur, le salon international du tourisme de Madrid, le 23 janvier
2025.
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La rentabilité de Lufthansa Airlines n'est pas encore au rendez-vous, selon son PDG
(source Reuters, traduit avec Deepl) 23 janvier 2025
Lire l'article :
Lufthansa Airlines vise à redevenir rentable mais a encore du
chemin à parcourir malgré le succès initial de son plan de
restructuration, a déclaré le PDG Jens Ritter aux journalistes
mercredi soir.
Lufthansa veut devenir la première compagnie
aérienne haut de gamme en Europe "et bien sûr redevenir rentable", a
déclaré M. Ritter. "Malgré de nombreux développements
positifs au cours des derniers mois, nous n'y sommes pas encore",
a-t-il ajouté. La principale marque de Lufthansa est
actuellement l'enfant à problèmes du groupe Lufthansa. Un programme
de restructuration doit permettre d'améliorer les bénéfices de deux
tiers grâce à des réductions de coûts et d'un tiers grâce à une
augmentation des ventes. La compagnie aérienne a défini plus
de 600 mesures dans toutes les divisions de l'entreprise pour la
ramener sur la voie de la rentabilité.
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Avec ses futurs Boeing 737 MAX, Eurowings va remplacer une part importante de sa flotte Airbus
(source Journal de l'Aviation) 20 janvier 2025
Lire l'article :
La low-cost allemande Eurowings (groupe Lufthansa)
va disposer de 40
Boeing 737 MAX 8, des monocouloirs qui viendront remplacer un même
nombre d’Airbus A319 et A320. L’attribution des nouveaux appareils a
été validée par le groupe Lufthansa le 20 janvier. La
commande des 40 nouveaux appareils représente un investissement
d’environ cinq milliards de dollars au prix catalogue. Cela en fait
de loin le plus grand et le plus coûteux investissement de
l’histoire d’Eurowings. La livraison du premier 737-8 est prévue
pour 2027, la totalité des appareils étant attendus d’ici 2032.
Cette commande avait été passée par le groupe Lufthansa à Boeing en
décembre 2023 (avec 60 autres exemplaires en option) mais les
appareils n’avaient pas été attribués à une compagnie du groupe.
(...) « Eurowings
s’est imposé comme la compagnie aérienne européenne de point à point
du groupe Lufthansa grâce à une stratégie convaincante et à ses
employés exceptionnels dans un marché extrêmement concurrentiel.
L’orientation stratégique de l’entreprise vers l’expansion de son
activité touristique et son développement cohérent en Europe portent
leurs fruits pour l’ensemble du groupe Lufthansa. Notre décision
d’aujourd’hui constitue un signal bien mérité et fort pour un avenir
réussi d’Eurowings » a annoncé Carsten Spohr, le PDG du groupe
Lufthansa. Pour rappel, Eurowings est aujourd’hui dominante
dans des aéroports comme Düsseldorf, Hambourg, Stuttgart et
Cologne/Bonn. Elle aligne une flotte de 77 monocouloirs Airbus dont
une douzaine d’appareils de la génération A320neo.
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Boeing a perdu plus de 37 millions de dollars par jour en 2024
(source Les Échos) 24 janvier 2025
Lire l'article :
La facture des déboires de l'année 2024 est arrivée pour Boeing.
Elle est encore plus salée qu'attendu. Pour le seul quatrième
trimestre, Boeing a enregistré une perte nette de 5,46 dollars par
action, soit près de 4 milliards de dollars, et une consommation de
cash de 3,5 milliards, pour un chiffre d'affaires de 15,2 milliards.
En ajoutant à cela les pertes des trimestres précédents, l'exercice
2024 devrait se solder par une perte totale de 11,7 milliards de
dollars, proche du record historique de 2020 (11,9 milliards).
(...) Il ne s'agit toutefois que d'une
estimation. Les résultats détaillés de l'exercice 2024 seront
publiés le 28 janvier. Mais il est d'ores et déjà certain que 2024
sera la deuxième plus mauvaise année de l'histoire de Boeing et sa
sixième année dans le rouge.
L'année avait très mal commencé, avec l'affaire du panneau de porte
arraché sur un B737 Max d'Alaska Airlines. Mais les deux mois de
grève dans ses usines d'Everett et de Renton, où sont assemblés la
plupart des avions commerciaux, auront coûté particulièrement cher à
Boeing. Sur les 3,5 milliards de dollars de charges
exceptionnelles du quatrième trimestre, la branche aviation
commerciale en prend à elle seule pour 1,1 milliard, lié à l'arrêt
des livraisons, mais aussi aux surcoûts générés par l'accord passé
avec le syndicat IAM pour mettre fin à la grève. Pour le seul
programme 777X, Boeing chiffre ce surcoût à 900 millions de dollars
par an. Mais la grève n'est pas la seule responsable de ce dérapage
financier. Bien que globalement épargnée par le conflit, la branche
défense, space & security affiche également pour 1,7 milliard de
dollars de charges exceptionnelles. Le programme d'avion
ravitailleur KC-46A, que Boeing avait arraché à Airbus, continue
notamment de plomber les comptes, avec une nouvelle charge de 800
millions de dollars.
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Airbus renonce à sa compagnie aérienne de transport de fret en Beluga
(source Les Échos) 23 janvier 2025
Lire l'article :
Les Beluga d'Airbus ont fait un gros « flop ». Un an après avoir
créé sa propre compagnie aérienne de transport de fret, baptisée
Airbus Beluga Transport (AiBT), afin de faire voler ses
avions-cargos hors normes, l'avionneur a annoncé en début de
semaine, lors d'un CSE extraordinaire, l'arrêt immédiat des
activités d'AiBT. Motif invoqué par la direction : la
clientèle et la rentabilité prévue ne sont pas au rendez-vous. La
période étant plutôt au serrage de boulons et au recentrage sur les
activités prioritaires, il a été décidé d'arrêter les frais.
(...)

Le Beluga ST (le vieux modèle)

Le Beluga XL (le récent modèle)
Que faire des vieux Beluga ? Un plan de sauvegarde de
l'emploi est prévu, afin d'éviter tout licenciement sec et de
reclasser au sein du groupe Airbus, les quelque 75 salariés d'AiBT.
En revanche, l'avenir des quatre Beluga d'AiBT est plus incertain.
Il s'agit d'appareils d'ancienne génération, âgés d'une trentaine
d'années, qui ont déjà été remplacé par les nouveaux Beluga XL pour
le transport des gros éléments d'aérostructures entre les sites
d'Airbus. « Tous les BelugaST appartiennent à Airbus SAS et
aucune décision n'a encore été prise quant à leur avenir à moyen et
long terme, précise un porte-parole. À court terme, ils seront gérés
sous le certificat d'exploitation aérienne d'Airbus Transport
International (ATI), qui exploite la flotte de BelugaXL. L'étendue
de l'exploitation des BelugaST par ATI est soumise à la
planification en cours ». Une soute de 7 mètres de diamètre
et 37 mètres de long Développés dans les années 1990, sur la base
d'un Airbus A300 puis des A330, les Beluga se caractérisent par leur
énorme appendice dorsal, qui s'ouvre sur une soute de 37 mètres de
long et 7 mètres de diamètre, permettant d'emporter plus 40 tonnes
de fret. Mais leur format est mal adapté au transport des containers
très standardisés utilisés par les prestataires pour le transport de
fret. Les rares missions d'AiBT se sont ainsi résumées à des
transports de charges assez exceptionnelles, dans le domaine
militaire principalement, pour le compte d'Airbus Helicopters et
d'Airbus defense & space. En revanche, les contrats civils qui
avaient été envisagés, sur le marché des satellites, du maritime ou
de l'humanitaire, ne se sont pas vraiment concrétisés. De même, le
projet de coopération européenne permanente pour le transport des
gros matériels militaires, destiné à remplacer les affrètements
d'Antonov russes ou ukrainiens, n'a pas non plus tenu ses promesses.
Fin de la revue de presse
>
Évolution du cours de l'action Air France-KLM
L'action Air France-KLM est à
7,434 euros en clôture vendredi 24 janvier. Sur la semaine, elle est en
hausse (+2,79%).
Elle était à 13,60 euros
le 1er janvier 2024, à 8,23 euros le 1er juillet 2024.
La moyenne (le consensus) des analystes à 12 mois pour l'action
AF-KLM est à 9,26 euros (elle était à 17,50 euros début janvier
2024). L'objectif de cours le plus élevé est à 12,50 euros, le plus
bas à 6,45 euros.
Je ne
prends en compte que les opinions d'analystes postérieures au 1er
juillet 2023.
Vous pouvez retrouver sur
mon blog le
détail du consensus des analystes.
>
Évolution du prix du carburant cette semaine
Le baril de Jet Fuel en Europe est en baisse (-1$) à 95$. Il était à 94$
fin juin 2023, à 79$
avant le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Le baril de pétrole Brent (mer du nord)
est
en baisse (-3$) à 78$.
De la mi-février
2022
à fin juillet 2022, il faisait le yoyo entre 100 et 120$. Depuis, il oscille
entre 75$ et 99$.
>
Gestion des FCPE
Lorsque vous placez de l'argent dans un des fonds FCPE d'Air
France, vous obtenez des parts dans ces fonds. Vous ne détenez pas
directement d'actions.
Ce sont les conseils de surveillance,
que vous avez élus en juillet 2021 pour cinq ans, qui gèrent les fonds
et qui prennent les décisions.
Les fonds Partners for the
Future, Aeroactions,
Majoractions et Concorde ne détiennent que des actions Air France.
Les fonds Horizon Épargne Actions (HEA), Horizon Épargne Mixte
(HEM), Horizon Épargne Taux (HET) gèrent des portefeuilles d'actions
diverses.
Précisions
Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une
incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.
Vous pouvez réagir à cette revue de presse ou bien me communiquer toute
information ou réflexion me permettant de mieux vous informer.
Vous pouvez me poser, par retour, toute question
relative au groupe Air France-KLM ou à l'actionnariat salarié...
À bientôt.
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François Robardet
À la pointe d'une aviation européenne plus responsable, nous rapprochons les peuples pour construire le monde de demain.
(Raison d'être d'Air France-KLM)
Je représentais les salariés et anciens salariés
d'Air France-KLM. Vous pouvez me retrouver sur mon
compte twitter @FrRobardet ainsi que sur LinkedIn.
Cette lettre traite de l'aérien dans le monde et de sujets
liés à l'actionnariat d'Air France-KLM. Si vous ne voulez plus
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