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| Lettre de l'Administrateur Air France-KLM

| Christian Magne

Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

navigaction.com

N°352, lundi 20 août 2012

La Revue de Presse du lundi...

> Air France : les pilotes approuvent l'accord sur les gains de productivité

(source nouvelobs) 16 août - Le projet d'accord sur l'organisation du travail et les rémunérations des pilotes d'Air France, qui doit permettre un gain de productivité de l'ordre de 20%, sera validé, le SNPL (majoritaire) ayant décidé de le signer, après consultation de ses adhérents.

Après un avis favorable de son organe de direction, le SNPL avait soumis à ses adhérents le nouvel accord d'entreprise. Les pilotes ont approuvé l'accord par referendum, à hauteur de 67% (avec un taux de participation de 83%), indique jeudi le SNPL dans un communiqué. Pour être validé, un accord d'entreprise doit être signé par un ou des syndicats représentant au moins 30% des voix aux élections professionnelles. L'avis du SNPL (70%) suffit donc pour valider l'accord.

Le deuxième syndicat, le SPAF (environ 20% depuis qu'il a été rejoint par Alter et R'Way), avait fait grève cinq jours durant en juillet pour dénoncer les nouvelles conditions de travail et de rémunération prévues dans le plan de redressement baptisé Transform 2015, qui vise à redresser la compagnie.

Le président du SNPL Air France, Jean-Louis Barber, s'est félicité jeudi du fort taux de participation, signe selon lui du "degré de conscience des pilotes de la situation économique" de la compagnie tricolore. "Les pilotes acceptent de travailler plus pour des salaires équivalents ou légèrement supérieurs", résume-t-il, mais en contrepartie, "ils obtiennent l'engagement de la direction qu'il n'y aura pas de licenciement et que le périmètre de la compagnie sera conservé".

Les mesures des pilotes sont toutefois "corrélées à ce qui sera mis en œuvre sur l'ensemble du périmètre de l'entreprise (avec les autres catégories de personnel et dans le volet industriel)", souligne M. Barber. "Les pilotes ne doivent pas être les seuls à faire des efforts, la direction doit prendre ses responsabilités et les autres catégories de personnel aussi", insiste-t-il.

> Air Austral « sereine » face à l’attaque de Corsair

(source express.mu) 17 août - Air Austral devra-t-elle rembourser à la Sematra qui elle-même aura à reverser à la Région et au Département au total 65,5 millions d’euros correspondant à leur participation globale à l’augmentation de capital d’Air Austral ?

C’est la question qui vient à l’esprit après l’action intentée par Corsair International devant le tribunal administratif visant à suspendre les délibérations des deux assemblées organisant la recapitalisation de la compagnie réunionnaise. « Cette augmentation de capital est réalisée, » souligne Marie-Joseph Malé, Pdg d’Air Austral. « Elle ne peut être remise en cause à court terme. »

Au-delà des arguments juridiques, urgence ou non, aide d’état ou intervention d’un actionnaire avisé (...), Corsair fait valoir une argumentation commerciale. Selon elle, l’augmentation de capital aurait permis à Air Austral de réorganiser son réseau en augmentant ses vols sur Paris. Corsair estime que dans cette perspective son activité globale sur la ligne entre la métropole et la Réunion baissera de 15%.

Il n’y aura pas surcapacité « En supprimant nos vols provinces, réfute Marie-Joseph Malé, nous ramènerons nos fréquences de 13 à 12 toutes concentrées sur Paris. Il n’y aura pas surcapacité. L’expérience montre que le trafic que nous avions au départ de la province se reportera sur Roissy ou Orly. Il continuera à augmenter. C’est ce qui s’est passé lorsque Corsair a abandonné la province ».

Le Pdg d’Air Austral réplique à une autre critique venant de son concurrent : « Il nous est reproché en diminuant de 17% notre activité de ne pas avoir licencié en conséquence. Notre modèle n’est pas celui de Corsair. Le non renouvellement de 55 hôtesses et stewards en CDD sur 420 nous a permis d’éviter des licenciements. Subsiste un sureffectif d’une vingtaine de pilotes sur 120. Notre plan de retour à l’équilibre pour l’exercice 2013 2014 est réaliste. La démarche de la Région et du Département est bien celle d’investisseurs avisés qui espèrent un retour sur investissement à court terme »

> Ryanair accusé de faire pression sur ses pilotes pour consommer moins de carburant

(source AFP) 16 août - Le syndicat allemand des pilotes Cockpit, a assuré jeudi suite à des atterrissages d'urgence d'avions Ryanair en Espagne pour cause de réservoirs vides, que la compagnie exerçait "une forte pression" pour faire des économies de carburant.

La compagnie irlandaise Ryanair exerce "une forte pression" à ce sujet et dresse des listes des pilotes en fonction de leur consommation de kérosène, a dit à l'AFP Jörg Handwerg, porte-parole de Cockpit. Il a indiqué que la quantité de kérosène emmenée par avion était fixée en partie par des règlements.

Mais au-delà du minimum légal, le pilote décide de quelles réserves il a besoin "pour plus de sécurité". C'est le cas, en particulier quand il dessert des aéroports très fréquentés où il faudra probablement effectuer des tours avant de pouvoir atterrir. M. Handwerg a souligné qu'au-delà de Ryanair le carburant était "un facteur de coût important surtout pour les compagnies à bas prix" et que de manière générale "beaucoup de compagnies" faisaient passer des instructions aux pilotes sur les moyens de consommer moins.

"Les droits des pilotes sont bafoués" et ces derniers "ne peuvent plus assumer leurs responsabilités", a déploré le porte-parole.

Les autorités aériennes espagnoles ont ouvert une enquête sur Ryanair après que cette dernière ait demandé en juillet à faire atterrir en urgence trois de ses avions faute de kérosène. La compagnie irlandaise conteste le terme d'atterrissages "d'urgence" et a assuré que "tous les vols de Ryanair (opéraient) avec les niveaux de kérosène requis".

> Réservoirs vides : pas que Ryanair

(source airjournal) 20 août - Il y a eu au moins 28 cas en Grande Bretagne d’avions demandant à atterrir en urgence par manque de carburant ces deux dernières années, dont deux le même jour pour la compagnie aérienne Virgin Atlantic.

Le décompte fourni par l’Autorité de l’Aviation Civile britannique (...), inclut deux incidents survenus le 3 janvier quand des Boeing 747 de Virgin Atlantic arrivant des États-Unis ont demandé à atterrir en urgence à l’aéroport de Londres – Stansted, après avoir été déroutés de Gatwick pour cause de mauvais temps. Deux autres vols ont connu le même sort ce jour là, dont un Embraer 190 envoyé à Southampton qui aurait émis un SOS. Depuis le début 2012, plusieurs « mayday » ont été émis pour la même raisons dans les aéroports britanniques (...).

Le PDG de la low cost Ryanair, objet d’une enquête en Espagne et en Irlande (...) est sorti de son silence pour répondre aux accusations de prendre des risques sur la sécurité des vols en limitant le poids de carburant embarqué. (...) Michael O’Leary affirme « n’avoir absolument pas peur de voir sa licence suspendue pour trois ans par les autorités espagnoles ». Et d’accuser le ministère des transports espagnol de « demi-vérités », seule l’Irlande ayant le pouvoir de suspendre sa licence – ce qu’elle « aurait déjà fait » si la compagnie à bas coûts n’agissait pas de manière responsable avec ses passagers.

> Etihad Airways nie des discussions avec Ryanair concernant Aer Lingus

(source Boursier.com) 18 août - Etihad Airways n'est pas en discussions avec Ryanair concernant un éventuel achat de la participation de 30% du transporteur à bas coûts dans Aer Lingus. "Etihad Airways n'est pas en pourparlers avec Ryanair concernant sa participation dans Aer Lingus", a indiqué la compagnie d'Abu Dhabi.

"Si nous sommes approchés par Ryanair, nous serions heureux d'avoir une discussion sur le sujet, et d'évaluer l'opportunité comme n'importe quelle autre proposition commerciale". "Dublin est une voie forte et rentable pour Etihad Airways", explique le groupe. "Nous sommes très désireux de renforcer notre partenariat là-bas".

Le transporteur du Moyen-Orient qui détient 3% d'Aer Lingus, a eu des entretiens avec l'Etat irlandais sur un éventuel achat de sa participation de 25% dans la compagnie nationale. Etihad détient également des participations dans Air Berlin, Virgin Australia et Air Seychelles.

> Air Berlin va vendre huit avions pour réduire sa dette

(source Reuters) 15 août - Air Berlin va vendre huit avions pour soulager ses finances et réduire sa dette d'environ 300 millions d'euros d'ici à la fin de l'année. "La vente devrait être profitable à l'entreprise. La transaction devrait améliorer aussi bien le ratio de fonds propres que les liquidités", a estimé mercredi dans un communiqué la deuxième compagnie aérienne allemande, après Lufthansa.

Air Berlin espère ainsi redevenir rentable dès 2013, a précisé son président du directoire, Hartmut Mehdorn, tout en reconnaissant que la tâche ne sera pas aisée. "Notre activité traverse une période de turbulences et nous ne savons pas à quoi nous attendre", a-t-il dit. Air Berlin, qui n'a pas dégagé de bénéfice annuel depuis 2007, a supprimé certaines liaisons déficitaires et repoussé des commandes d'avions dans le cadre d'un programme de réduction des coûts.

En dépit de ces mesures, sa dette n'a pas diminué au premier semestre 2012, au terme duquel elle s'élevait à 812 millions d'euros. Les prêts accordés par la compagnie émiratie Etihad Airways, qui a pris l'an dernier une participation de 29% dans Air Berlin, représentent environ 163 millions d'euros de celle-ci.

La compagnie allemande a déjà réduit sa flotte à 152 avions fin juin, contre 165 un an auparavant. Selon son site internet, elle est propriétaire de 26 de ces appareils, les autres étant en leasing. Air Berlin a annoncé la semaine dernière une perte nette de 66,2 millions d'euros au deuxième trimestre.

> Le personnel de Lufthansa décidera la semaine prochaine sur une grève à venir

(source airjournal) 19 août - Le personnel de cabine de la principale compagnie aérienne d’Allemagne doit prendre une décision dans la semaine quant à l’opportunité de lancer une grève. Leurs revendications portent principalement sur les salaires et l’embauche de personnel temporaire.

Le syndicat UFO de Lufthansa qui représente 10 000 membres du personnel d’équipage a indiqué avoir rejeté la dernière offre de la direction et attend une nouvelle proposition d’ici le milieu de la semaine. UFO souhaite une augmentation des salaires après trois ans de gel, ainsi que la garantie que la direction ne fera pas appel à du personnel intérimaire. Mais selon l’aveu de Dirk Vogelsang, principal négociateur d’UFO, une grève semble de plus en plus inéluctable.

Cette grève, si elle se concrétise, interviendrait dans un contexte de coupes budgétaires de la part de Lufthansa, qui veut supprimer 3 500 postes de travail, soit environ 3 % des 117 000 employés, un gel des investissements afin de compenser la hausse du prix du carburant et une compétition de plus en plus féroce par les compagnies du Golfe, Emirates, Qatar Airways ou Etihad.

Nicoley Baublies, à la tête du syndicat, estime que UFO a fait aujourd’hui suffisamment de concessions, par exemple avec la suppression de plusieurs jours de congé (...).

> Cathay Pacific perd presqu'autant d'argent qu'en 2003 pendant la crise du Sras

(source latribune) 8 août - Cathay Pacific, la compagnie de Hong Kong, habituellement l'une des plus rentables de la planète, a publié (...) les pires résultats semestriels depuis ceux de 2003 (1,24 milliard de dollars de Hong Kong) marqués par la crise de l'épidémie de Sras qui avait mis à genoux les compagnies asiatiques. Cathay Pacific a en effet annoncé une perte nette de 935 millions de dollars de Hong Kong (93,5 millions d'euros) alors qu'elle avait dégagé un profit de 2,8 milliards au cours de la même période de l'année dernière. Ceci pour un chiffre d'affaires en hausse de 4,4%, à 48,8 milliards de dollars, grâce notamment à une demande soutenue en Asie et aux États-Unis.

Hausse de 6,5% de la facture carburant

(...) Le ralentissement de l'économie mondiale pèse sur la demande de la clientèle voyageant en classe affaires mais aussi sur le transport de marchandises qui a diminué de 10% en volume et de 7,6% en valeur. "La demande en classe premium a été soutenue au début de l'année. Cependant, le nombre de passagers transportés dans cette catégorie a diminué à mesure que les employés de grandes entreprises ont commencé à réduire leurs déplacements dans un contexte d'instabilité économique", a indiqué la compagnie. En outre, Cathay pâtit, comme l'ensemble des transporteurs asiatiques, de la concurrence toujours plus vive des compagnies du Golfe comme Emirates, Etihad, Qatar Airways, qui tire les prix en classe économique à la baisse. Surtout, Cathay Pacific a terriblement souffert de cherté du prix du baril au premier semestre. Sa facture carburant a progressé de 6,5% (...).

Mon commentaire : Les difficultés de Cathay ressemblent aux nôtres. La hausse de leur chiffre d'affaires n'est pas suffisante pour couvrir l'augmentation du cout du pétrole et la concurrence des compagnies du golfe, en développant leur plaque-tournante entre Europe et Asie, leur "mange" aussi leur oxygène.

Fin de la Revue de Presse

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Mon commentaire sur l'évolution du cours de l'action Air France-KLM

Clôture de l'action Air France-KLM à 4,408 €, le vendredi 17 août. Le ralentissement de la croissance mondiale affecte les actions des entreprises cycliques, telle la nôtre. Les actions des compagnies aériennes ont enregistré des baisses importantes, tout particulièrement l'action AFKL. Dans la période actuelle, notre compagnie est jugée plus fragile que ses concurrentes Lufthansa group ou IAG (BA/IB).

Le cours actuel, est anormalement bas, conduisant à une valorisation de la compagnie équivalente au prix de quelques uns de ses avions. Pourtant, ce cours aberrant pourrait rester assez bas tant que l'économie restera atone et que les résultats d'Air France-KLM ne s'amélioreront pas.

Après la publication de notre résultat d'exploitation du 2ème trimestre, en amélioration, de nombreux analystes ont légèrement relevé leurs objectifs de cours pour le titre AFKL. Ainsi, la moyenne de leurs objectifs (le consensus)  remonte à 5,33 €.

Les déséquilibres budgétaires de nombreux états font peser une menace sur la reprise et sur le cours des actions. Le baril Brent (mer du nord) est remonté significativement à 114 $.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

Vous pouvez réagir à cette revue de presse ou bien me communiquer toute information ou réflexion me permettant de mieux conduire ma fonction d'administrateur du groupe Air France-KLM.

Vous pouvez aussi me poser, par retour, toute question relative au groupe Air France-KLM ou à l'actionnariat salarié...

A bientôt.

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| Christian Magne

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