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| Lettre de l'Administrateur Air France-KLM

| Christian Magne

Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

navigaction.com

N°458, lundi 1er septembre 2014

La Revue de Presse du lundi...

> Air France, les positions de la direction et du SNPL aux antipodes

(source la tribune) 29 aout - Eric Schramm, directeur général adjoint des opérations aériennes chez Air France, également commandant de bord B777, a beau espérer éviter la grève en discutant s'il le faut 24h sur 24h avec les pilotes, la levée du préavis de cinq jours de grève en septembre déposé ce jeudi par le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d'Air France s'annonce difficile.

Les positions de la direction et du syndicat sont en effet aux antipodes. En particulier pour ce qui concerne la filiale à bas coûts Transavia et, plus précisément sur les conditions de travail et de rémunération en vigueur dans cette compagnie différentes de celles d'Air France.

Groupe unique de pilotes

Le SNPL est hostile à l'idée que les pilotes d'Air France aillent travailler chez Transavia aux conditions de travail et de rémunération de cette dernière. Il prône au contraire la mise en place d'un groupe unique de pilotes pour les avions de plus de 100 places, sous contrat Air France, qui permettrait à chaque pilote de passer facilement d'une compagnie du groupe à un autre.

"Ce modèle d'exploitation assure une grande flexibilité et une grande agilité", explique le président du SNPL Air France, Jean-Louis Barber. "Si c'est pour faire du Easyjet light, on va se planter car ils maîtrisent cela depuis 15 ans. Nous devons jouer une autre carte, celle de la flexibilité".

La direction n'est pas sur la même longueur d'ondes. La compagnie a bien l'intention de développer Transavia sans la polluer des coûts d'Air France. Autrement dit, ses conditions de rémunération et d'utilisation des appareils doivent rester propres à cette compagnie.

"Pour développer une compagnie à bas coûts, il faut des conditions de rémunération et d'utilisation adaptées. Le développement de Transavia nécessite de développer une low cost avec les moyens d'une low cost. Nous devons maintenir les coûts de Transavia. Aujourd'hui les coûts au siège kilomètre offert de Transavia sont proches de ceux d'Easyjet. Il faut maintenir cette situation. Si au contraire elle se détériore, Transavia n'aura pas sa place au sein des low cost européennes", a déclaré Eric Schramm. Et d'ajouter : "il faut absolument qu'Air France puisse se développer sur le marché du low cost".

L'exemple d'Air Charter

Pour la direction, ne pas mettre en place une "étanchéité" entre les compagnies constitue en effet "un risque qu'Air France ne prendra pas". "Nous avons vécu certaines expériences de ce type dans le passé, comme Air Charter (fin des années 90, ndlr), qui n'ont pas été concluantes", a précisé Eric Schramm.

Même si ce dernier estime que la mise en place d'une liste de séniorité unique est intéressante puisqu'elle permettrait de créer des passerelles entre les compagnies, "elle doit s'accompagner de conditions propres à chaque compagnie".

Le SNPL estime au contraire qu'une étanchéité entre chaque compagnie est dangereuse car elle engendre la mise en place d'accords de périmètre complexes entre chaque compagnie. "S'il y a deux groupes de pilotes, ce sera le pugilat, et cela mettra en danger le hub", explique un pilote.

Coûts

Pour justifier sa position, la direction pointe la différence entre les coûts des pilotes d'Air France et ceux de Transavia. Selon des sources internes proches de la direction, le coût à l'heure de vol des pilotes d'Air France serait 70% plus élevé que celui de ses collègues de Transavia. En tenant compte de la structure en hub du réseau d'Air France qui engendre une perte de productivité, de l'ancienneté de Transavia, forcément plus faible puisque la compagnie n'a que sept ans, l'écart serait de 40%. "Il est principalement dû à la différence du système de rémunération, aux écarts de prestations sociales (mutuelle, retraites complémentaires, CE...) et aux coûts de structure et de formation...", affirme-t-on du côté de la direction. Pour autant, en raison de l'accord actuel sur les règles d'utilisation des avions, les coûts de Transavia seront plus importants si la compagnie effectue demain des vols de plus courte durée. Pour développer Transavia, "deux ou trois points devront évoluer", admet-on à la direction.

Sans confirmer les chiffres de la direction, le SNPL reconnaît des coûts plus élevés, mais en retirant les facteurs qui ne sont pas imputables aux pilotes, le syndicat assure que le salaire à l'heure de vol des pilotes d'Air France n'est pas en décalage. "Un pilote de Transavia a un niveau de rémunération comparable à celui d'un pilote d'Air France", a déclaré Jean-Louis Barber. Ce que réfute un autre membre de la direction. "Pourquoi le SNPL a donc négocié (en 2012, ndlr) une prime pour le détachement des pilotes d'Air France chez Transavia au prétexte, notamment, qu'ils perdaient en rémunération ?". En 2012, cette prime allait de 55.000 euros pour un co-pilote à 100.000 euros pour un commandant de bord au top de l'ancienneté. Si cette prime d'incitation correspondait à la moitié des économies réalisées par Air France pendant trois ans (durée de la période de détachement), "cela permettra de compenser la moindre rémunération chez Transavia", expliquait alors à La Tribune un pilote.

Sept avions de plus pour Transavia

Un dialogue de sourds. Si la direction veut développer Transavia, elle doit trouver un accord avec les pilotes. Signé en 2006, l'accord actuel limite Transavia à 14 appareils. Signé en début d'année, un accord temporaire d'un an a été signé, permettant à la compagnie de dépasser ce seuil en utilisant des A320 d'Air France avec des équipages Air France, aux conditions de travail et de rémunération de Transavia. Ce qui a permis à la compagnie d'exploiter cet été une vingtaine d'appareils. Pour l'été 2015, Air France compte ajouter 5 nouveaux appareils. La compagnie a acheté sept B737-800, cinq pour augmenter la voilure et deux pour remplacer 2 A320 en sortie de flotte. "Si nous n'avons d'accord, on restera à 14 avions. Nous n'allons pas développer Transavia pour la mettre dans le mur dans deux ans. Mais il y aura une incompatibilité avec le volume d'activité moyen-courrier", fait valoir un dirigeant.

Outre le maintien de l'emploi, le développement de Transavia est néanmoins intéressant pour les pilotes car il permet aussi aux copilotes d'Air France sur long-courrier de passer plus rapidement commandant de bord en allant voler chez Transavia, quitte à revenir ensuite chez Air France (...).

Regroupement d'une partie d'Air France avec Hop

Au-delà du développement de Transavia sur le trafic loisirs (et visit friends and relatives, ou VFR) au départ d'Orly et de grands aéroports de province, Air France veut regrouper les activités de point-à-point d'Air France et de Hop, lesquelles visent la même clientèle (affaires, VFR). Le PDG de Hop, Lionel Guérin a été nommé pour mettre en place cette nouvelle entité qu'il dirigera. Le rapport d'experts qu'il présidait préconisait notamment une marque commune. La marque Hop avait la préférence des experts. Cette entité pourrait compter près de 120 avions. « On ne peut pas laisser tomber la province comme British Airways l'a fait il y a quelques années », explique un dirigeant. Notre part de marché dépasse les 70% (...) Il faut continuer de travailler sur le point-à-point ». En deux ans la perte du point-à-point Air France aurai été réduite de moitié. Et le plan de départs volontaires va baisser la masse salariale de certaines escales.

La marque Air France est en revanche appelée à être conservée sur les vols d'alimentation du hub de Roissy.

> Nouvelle menace de grève des pilotes Air France

(source aerobuzz) 26 aout - Jean-Louis Barber, président du SNPL Air France, vient de prévenir (...) si les revendications des pilotes ne sont pas entendues en matière de contre-attaque contre les concurrents low cost, ils feront grève en septembre.

Cette prise de position très ferme, qui s’inscrit dans le cadre d’une longue tradition syndicale, est rendue publique au moment-même où les pilotes de Lufthansa, eux aussi, menacent d’arrêter le travail. Mais, outre-Rhin, il n’est pas question de stratégie, tout simplement, si l’on ose dire, de revendications salariales (...).

Le contraste entre les syndicats Cockpit et SNPL, même s’il n’a rien de nouveau ou d’inattendu, est révélateur de deux cultures diamétralement opposées. Les Allemands maintiennent leur syndicat dans un rôle basique, celui de défense des intérêts de ses membres. Les Français, tout au contraire, se considèrent comme coresponsables de la gestion de leur compagnie et énoncent en toutes circonstances des avis tranchés sur la manière de faire. « A chacun son métier », pourrait-on leur rétorquer. Mais ils ne l’entendent pas de cette oreille, bien au contraire, et cherchent à peser sur des choix, des décisions, qui ailleurs relèvent de la seule direction générale de l’entreprise. Moyennant quoi ils constituent un lourd handicap pour Air France-KLM, obligée de composer avec des acteurs qui s’invitent unilatéralement dans les discussions. Et par n’importe comment, la menace de grève étant brandie à tout instant.

Cette manière de faire est inscrite dans les gènes du SNPL. On se souvient, par exemple, de l’époque lointaine où le plan de flotte d’Air France fut jeté aux orties, une commande de Boeing 737 purement et simplement annulée, parce que le pilotage à deux était rejeté, banni, sans autre forme de procès. Aujourd’hui, Transavia et Hop sont placées sous haute surveillance et Air France vient de commettre un crime de lèse-majesté en achetant sept 737-800 destinés à Transavia « sans aucune information à l’interne ».

Jean-Louis Barber a le mérite de la clarté : « les pilotes d’Air France sont prêts à entrer en conflit en septembre prochain ». Ils exigent que la direction de l’entreprise associe l’ensemble des personnels (sous-entendu, à commencer par les pilotes) à la réflexion sur la préparation du bon modèle économique susceptible « de construire une véritable stratégie de reconquête pour le court et moyen-courrier ». Mais au nom de quelles compétences, de quelle expérience, cela devrait-il être le cas ?

Si Air France était libre de ses mouvements, sans doute Transavia exploiterait-elle déjà une flotte de 75 avions, sinon davantage, de manière à attaquer frontalement Ryanair, EasyJet, Wizzair, Vueling et leurs émules. On est bien loin du « syndicalisme constructif » que réclame le SNPL. Et cela au-delà d’une formulation étonnante choisie par Jean-Louis Barber : « nous sommes convaincus que c’est par un travail commun que nous pourrons allier performance économique et préservation de l’emploi ».

Laissons de côté le cas caricatural de Ryanair (ultra low cost, 81 millions de passagers par an !) mais voyons ce qui se passe ailleurs. Southwest Airlines, créatrice du modèle low cost originel, brillant numéro 1 du transport aérien américain, n’a jamais demandé l’avis ou l’imprimatur de l’ALPA pour façonner son modèle. Et Emirates, en passe de devenir la plus grande compagnie aérienne au monde, a constamment maintenu chacun dans son rôle. A supposer qu’une copie de la lettre de Jean-Louis Barber arrive sur le bureau de Tim Clark, il n’en croirait pas ses yeux et sans doute éclaterait-il de rire.

Les pilotes français sont intimement convaincus d’apporter à leurs dirigeants « une valeur ajoutée dans la réflexion stratégique ». Ils clament aussi que la direction de la compagnie a perdu leur confiance. Et si c’était l’inverse ?

> Air France va regrouper une partie de son activité avec Hop

(source la tribune) 28 aout - (...) "Comme annoncé en juillet et faisant suite au rapport remis à Frédéric Gagey (PDG d'Air France, ndlr) fin juin 2014, Air France va réorganiser son activité point-à-point, aujourd'hui réalisée par Air France et par HOP (l'entité qui regroupe les filiales régionales Regional, Britair et Airlinair)", a indiqué la compagnie dans un communiqué.

"A compter du 8 septembre 2014, Lionel Guérin, actuel PDG de HOP, est nommé chef de projet en charge de la définition détaillée et de la mise en place de cette nouvelle unité regroupant l'ensemble de l'activité point-à-point du groupe Air France", poursuit la compagnie.

En gros, «Lionel Guérin devra préciser quels seront les outils de revenue management, comment il va gérer le programme de vols, comment les flottes seront-elles croisées... », explique un proche du dossier.

Car tous ces sujets (le programme de vols, le revenue management, le marketing, le commercial,...) seront commun comme le préconisait le rapport. Ce dernier proposait de regrouper cela sous une marque commune, la marque Hop étant jugée la plus pertinente.

(...). Selon la compagnie "cette nouvelle organisation devra permettre de clarifier le périmètre de chacune des marques, de rapprocher les fonctions clés dans la définition de l'offre et de l'expérience client et de faciliter le pilotage économique global de l'activité pour continuer à retrouver une structure de coûts compétitive".

Le projet d'organisation sera présenté aux instances représentatives du personnel d'ici à fin octobre (...). Cette annonce intervient alors que la directrice générale adjointe d'Air France en charge de cette activité, Florence Parly, va quitter la compagnie le 8 septembre "pour s'engager dans une nouvelle phase de son parcours professionnel" (...).

> Air France-KLM : la desserte de Freetown compromise

(source CercleFinance.com) 27 aout - Tel est en tout cas le souhait de Paris. Le gouvernement "Valls II" a (...) recommandé à Air France d'interrompre "temporairement" sa desserte de la capitale du Sierra Leone, gravement touché par l'épidémie de fièvre Ebola.

Il s'est dit inquiet de l'évolution de celle-ci et a également invoqué la situation des systèmes de santé dans le pays.

> Les compagnies aériennes, maillon indispensable de la lutte contre Ebola

(source AFP) 26 aout - Alors que le nombre de malades infectés par le virus ne cesse d’augmenter, les restrictions aux voyages internationaux se répercutent sur l’aide que reçoivent les pays touchés par l’épidémie.

 Pour lutter contre l épidémie, l’Afrique de l’Ouest ne doit surtout pas se retrouver coupée du monde. « La lutte pour vaincre Ebola n’est pas une bataille, mais une guerre, qui exige que tout le monde travaille ensemble, dur et efficacement. »

Dans le cadre d’une tournée dans les pays d’Afrique de l’Ouest, le docteur David Nabarro, coordinateur de l’ONU contre l’épidémie Ebola, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue. Si la guerre est loin d’être gagnée, l’épidémiologiste britannique « espère que ce sera terminé dans six mois » grâce aux « mesures exceptionnelles » mises en place.

MAINTENIR LES VOIES D’ACHEMINEMENT DE L’AIDE HUMANITAIRE

Présent lundi 25 août en Sierra Leone, deuxième étape de sa tournée des pays touchés, il a particulièrement mis en garde les compagnies aériennes sur les dangers qu’impliquait la suspension de leurs liaisons avec les pays touchés. De telles décisions rendent « beaucoup plus difficile », voire « pas possible » pour l’ONU d’« acheminer du personnel et du matériel  afin de remplir sa mission.

Lors d’un point presse au siège des Nations unies à New York, Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général, a également dénoncé ces mesures qui ont « des effets néfastes sur les efforts visant à lutter contre la maladie ». L'ONU n’est pas seule à être touchée par ces restrictions. De nombreuses organisations humanitaires n’ont pas les moyens d’affréter leurs propres avions. Les compagnies aériennes sont un maillon essentiel de la chaîne humanitaire. Elles permettent de déployer quotidiennement le personnel de nombreuses ONG et de transporter leurs équipements.

CONTAMINATION QUASIMENT IMPOSSIBLE EN VOL

De telles décisions sont d’autant plus critiquées qu’une contamination du personnel à bord semble peu probable. « Cette mesure ne reflète pas ce que l’on sait sur la façon dont le virus se transmet entre les personnes », a souligné Stéphane Dujarric.

Le virus ne se transmet pas par l’air et très difficilement par l’eau ou la nourriture. De plus, une personne infectée par le virus Ebola n’est pas contagieuse tant que les symptômes ne sont pas apparus. Et lorsque c’est le cas, il faut un contact direct avec le sang ou les fluides corporels d’une personne malade pour qu’il y ait contagion. Des protocoles sont déjà établis pour éviter une transmission du virus. Dans les aéroports, il est possible d’identifier les personnes présentant des symptômes de l’infection avant qu’elles n’embarquent à bord d’un avion.

ÉVITER UN ISOLEMENT ÉCONOMIQUE ET DIPLOMATIQUE DES PAYS TOUCHÉS

L’arrêt des liaisons avec les pays touchés affecte directement leur économie et leur diplomatie. Interrogé par le Time, Jeff Trudeau, directeur de l’École américaine international de Monrovia (AISM), au Liberia, a déclaré que « la situation sanitaire, face au risque d’infection, n’est pas si catastrophique que ça mais les effets sont eux conséquents ». (...) De nombreuses familles de diplomates et d’expatriés ont préféré quitter le pays.

UN BESOIN DE PLUS EN PLUS FORT DE PERSONNEL ET D’AIDE MÉDICALE

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait, dès les 14 août, rappelé qu’il ne fallait pas exagérer le risque d’une contagion en vol.« Le risque de transmission du virus Ebola lors des voyages en avion est si faible que l’OMS ne considère pas les grands aéroports comme présentant un risque élevé de propagation du virus », avait alors précisé le docteur Nuttall, directeur « capacités mondiales, alerte et action » à l’OMS (...).

> Ebola : plus de 20 000 personnes pourraient être contaminées, selon l'OMS

(source le monde) 28 aout - Depuis plusieurs jours, les mots pour qualifier l'épidémie d'Ebola ne sont plus les mêmes. Jeudi 28 août, le directeur général adjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Bruce Aylward, a averti que « ce n'est pas une crise africaine, mais une crise mondiale ». De son côté, Denise Brown, directrice pour l'Afrique de l'Ouest du Programme alimentaire mondial (PAM), de retour du Liberia et de Sierra Leone, pays les plus touchés par le virus, a expliqué que « tenter d'arrêter Ebola revient à plonger au milieu d'un tsunami ».

Quant au Fonds monétaire international, il s'inquiète désormais « du grave impact économique et social » de la fièvre hémorragique en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, « trois pays déjà fragiles d'Afrique de l'Ouest ».

Les chiffres aussi changent de dimension. Dans son plan d'action contre le virus présenté jeudi, l'OMS estime qu'Ebola, dont « le nombre réel de cas pourrait être entre deux et quatre fois plus important que celui rapporté », est susceptible de contaminer plus de 20 000 personnes – dont près de 12 000 rien qu'au Liberia – contre 3 100 aujourd'hui, en s'étendant dans de nouveaux pays ou dans de nouvelles zones.

LE VIRUS EST DÉSORMAIS PRÉSENT À PORT-HARCOURT

Jeudi, le Nigeria a annoncé que le virus, cantonné jusque-là à Lagos, la capitale économique, était présent à Port-Harcourt (3,5 millions d'habitants) à 400 kilomètres. La ville est le centre névralgique de la production de pétrole du pays. Plusieurs grandes compagnies étrangères y sont installées, comme Shell et Total, qui disent vouloir poursuivre pour le moment leurs opérations mais sont en alerte.

L'agence de l'ONU, dont le manque de réactivité face à l'épidémie apparue fin 2013 en Guinée a été critiqué, veut accélérer. Et détaille, dans une feuille de route, les mesures indispensables pour stopper la progression de la maladie, espère-t-elle, « en trois mois ».

Au total, le coût du dispositif est évalué à 490 millions de dollars (372 millions d'euros). Si l'OMS appelle évidemment à mieux contrôler les grandes villes et les ports, l'une de ses priorités vise à disposer de nouveaux centres de traitement, de lits d'isolement, et donc de beaucoup plus de personnel médical sur place. Elle juge aussi qu'il faut envoyer sur le terrain près de 900 experts internationaux et disposer de 13 000 soignants en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Autant de pays où le personnel médical a déjà payé un lourd tribut depuis plusieurs mois. Pour déployer toute cette logistique, l'OMS estime « vital » que les compagnies aériennes reprennent leurs dessertes pour transporter l'aide nécessaire. Mercredi 27 août, Air France avait annoncé suspendre ses vols pour la Sierra Leone.

« NE PAS DONNER DE FAUX ESPOIRS »

L'agence compte aussi sur la recherche et le développement de nouveaux traitements. Plusieurs laboratoires ont passé la vitesse supérieure. Jeudi, la firme britannique GlaxoSmithKline a annoncé que les essais cliniques d'un vaccin expérimental anti-Ebola allaient être « accélérés ». Un stock de 10 000 doses pourrait être disponible « rapidement » si les résultats étaient concluants. Une course contre la montre également lancée au Canada, au Japon et aux États-Unis, dont les retombées commerciales seraient importantes.

Ces nouveaux efforts seront-ils suffisants ? Pour Brice de la Vigne, directeur des opérations chez Médecins sans frontières, la réponse est sous-dimensionnée : « Le plan de l'OMS est le bienvenu, mais il ne faut pas donner de faux espoirs. Les États qui ont les moyens d'aider les pays touchés ne doivent pas observer la situation de loin, en pensant naïvement que la situation va s'améliorer comme ça. »

Mon commentaire : Plusieurs lecteurs m'ont interpelé, la semaine passée, pour me confirmer l'inquiétude que suscite, en particulier chez les navigants, le maintien de dessertes vers les pays touchés par Ebola. Les spécialistes de ce sujet sont eux aussi inquiets, mais à cause des conséquences de l'arrêt des lignes vers ces pays. L'isolement logistique et économique qui en découle repousse la perspective de juguler rapidement l'épidémie sur place. Une expansion de la maladie serait dramatique d'autant plus que le virus ne tournerait pas le dos en atteignant des frontières. De mon point de vue, l'incitation gouvernementale pour suspendre la desserte par Air France doit être compensé par des moyens de déplacement de substitution organisés par la France.

> Air France élue compagnie aérienne préférée des français !

(source boursier.com) 29 aout - A l'occasion de la 3e édition des Travellers'Choice Awards de TripAdvisor, Air France a été élue meilleure compagnie aérienne de l'année par les internautes.

« Dans le but d'informer toujours mieux ses clients sur ce qui se fait de mieux en matière de voyage, TripAdvisor a lancé les Travallers'Choice Awards des Essentiels de Voyages », explique la Compagnie aérienne. « Des millions d'authentiques voyageurs ont pu voter et élire leur marque préférée parmi plus de 37 catégories et c'est Air France qui a remporté la première place dans la catégorie Compagnies Aérienne ».

> Ryanair fait de l'œil aux voyageurs d'affaires

(source radins.com) 28 aout - Spécialisée dans le low cost, Ryanair s'aperçoit que, pour demeurer sur un marché aussi concurrentiel que le sien, en tenant compte des options stratégiques choisies, il faudra s'axer davantage sur la clientèle affaire. Elle annonçait donc, mercredi, qu'elle allait proposer une offre particulière aux voyageurs d'affaires.

Baptisée « Ryanair Business Plus » et disponible à partir de 70 euros, l'offre de Ryanair pour ses voyageurs d'affaires permettra à ces derniers de modifier leur réservation, même le jour du vol, d'avoir la priorité lors des embarquements, de disposer des sièges les plus confortables ou de faire enregistrer jusqu'à 20 kg de bagage en soute.

Les voyageurs d'affaires bénéficieront également d'un passage plus rapide des contrôles de sûreté à l'aéroport. Ryanair entend lancer bientôt, un autre partenariat GDS pour le plaisir de sa clientèle professionnelle qui représenterait 25% de ses passagers. Notez que cette action stratégique de Ryanair s'inscrit dans le cadre du déploiement de sa nouvelle stratégie lancée depuis novembre 2013 (...).

Mon commentaire : La montée en gamme de Ryanair est une menace pour Air France et KLM. Elle sera mesurée si Ryanair reste à Beauvais mais démesurée si elle se rapprochait de la capitale.

Fin de la Revue de Presse

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> Mon commentaire sur l'évolution du cours de l'action Air France-KLM

L'action Air France-KLM est à 8,052 € en clôture le lundi 1er septembre

La moyenne des objectifs de cours (le consensus ) des analystes est à 9,55 €.

Pendant les premiers mois de 2014, les marchés actions ont progressé aux USA et en Europe, face à une certaine dégradation de la situation économique de pays émergents. Des capitaux investis dans ces pays sont revenus vers l'Europe, perçue comme "en sortie de crise". Une situation qui a favorisé l'action AF-KLM car elle a frôlé deux fois les 12 euros. Mais des incertitudes géopolitiques demeurent, dont la situation en Ukraine et en Irak. Enfin, les résultats trimestriels mitigés des entreprises et une économie mondiale atone font redouter à quelques observateurs une fin d'année difficile pour les marchés actions.

Le baril de pétrole Brent (mer du nord) est à 103 $, un niveau un peu plus bas que les prévisions d'AF-KLM pour 2014.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

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