Ukraine : Les compagnies aériennes en première ligne

photo François Robardet, Administrateur Air France-KLM I Lettre de l'Administrateur Air France-KLM
 

François Robardet
Représentant des salariés et anciens salariés actionnaires PS et PNC

N°847, 14 février 2022
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Éditorial

Chères lectrices, chers lecteurs,

Le mois de février marque le début des annonces par les compagnies aériennes de leurs résultats annuels.

Air France-KLM sera la première à publier ses résultats 2021 ce jeudi 17 février.

Suivront IAG le 25 février et le groupe Lufthansa le 3 mars.

Ryanair, qui a un exercice décalé (d'avril à mars), publiera ses résultats en mai.

EasyJet, qui a un exercice décalé (d'octobre à septembre), publiera ses résultats en novembre.

François


La Revue de Presse du lundi

> Les compagnies aériennes en première ligne face aux tensions géopolitiques

(source Investir) 14 février - Convalescentes après les restrictions sur les voyages imposées par la crise sanitaire, les compagnies aériennes ont été touchées de plein fouet ce lundi en Bourse par l’exacerbation des tensions autour de l’Ukraine, avec la récente accumulation de troupes russes à ses frontières. Kiev a d’ailleurs recommandé aux transporteurs aériens de contourner la mer Noire en raison de l’intensification des manœuvres russes à ses frontières. Des tensions géopolitiques qui ont également contribué à pousser un peu plus haut en cours de matinée les cours du pétrole, ce qui se traduit par un renchérissement de la facture énergétique pour les compagnies.
(...)
Le transport de marchandises est concerné au même titre que celui des passagers. Les compagnies aériennes gardent par ailleurs en mémoire le crash du vol MH17 de Malaysian Airlines, abattu par un missile de fabrication russe au-dessus de l’Ukraine en juillet 2014, tuant les 283 passagers et 15 membres d’équipage.
(...)
KLM, division néerlandaise d’Air France-KLM, a annoncé la suspension de ses vols vers Kiev. Cette décision intervient alors que le gouvernement néerlandais a recommandé à ses nationaux d’éviter de se rendre dans le pays. KLM et d’autres transporteurs aériens comme Lufthansa ont commencé le mois dernier à revoir leurs programmes de vols afin d’éviter à leurs équipages d’avoir à séjourner dans la capitale ukrainienne. La compagnie allemande a d’ailleurs annoncé samedi qu’elle surveillait la situation et examinait la possibilité de suspendre son trafic vers l’Ukraine.
(...)
En Bourse, l’indice européen Stoxx 600 des voyages-loisirs a accusé la plus forte baisse sectorielle du jour, devant les banques et les technologiques. Parmi les compagnies aériennes, Air France-KLM a lâché 8,4% au plus bas de la matinée, IAG, maison mère de British Airways et Iberia, 8,7%, et Lufthansa 7,3%. Wizz Air et Ryanair ont également perdu du terrain, tout comme Aeroflot à Moscou. Les compagnies américaines ne sont pas épargnées, Delta Airlines et American Airlines perdant notamment autour de 2% en avant-bourse à New York.

Mon commentaire : Dans ce genre de situation, les dirigeants des compagnies aériennes travaillent en étroite collaboration avec les autorités de tutelle.

Si les Pays-Bas ont déjà décidé de suspendre les vols vers l'Ukraine, la France se laisse quelques heures avant de se positionner.

> Spirit Airlines et Frontier Airlines fusionnent pour créer la deuxième low-cost américaine derrière Southwest

(source La Tribune) février - Les crises sont souvent vectrices de consolidation, notamment dans le ciel américain. A l'instar des rapprochements de Continental Airlines et United Airlines en 2010 ou d'American Airlines et US Airways en 2013, Spirit Airlines et Frontier Airlines ont annoncé leur fusion. Les deux compagnies à bas coût vont créer un champion du low-cost aux États-Unis, qui se positionnera directement au cinquième rang des opérateurs américains au niveau de JetBlue Airways et d'Alaska Airlines, voire légèrement devant. Il restera néanmoins encore loin derrière des groupes majeurs tels que Delta Airlines, United Airlines et American Airlines, ou encore du géant du low-cost, Southwest Airlines.
 
En se référant aux résultats de 2021, la future "compagnie combinée" représente un chiffre d'affaires potentiel de 5,3 milliards de dollars et un solde de trésorerie d'environ 2,4 milliards (hors coûts de transaction). Le potentiel de synergies est estimé à 500 millions de dollars par an, principalement grâce à des économies d'échelle et le groupement des achats. Celui-ci sera atteint une fois la fusion pleinement mise en place, ce qui nécessitera l'engagement de coûts ponctuels à hauteur de 400 millions de dollars.
 
Une fois rapprochées, les deux compagnies vont offrir une flotte combinée de 283 avions, entièrement composée d'Airbus des familles A320 et A320 NEO (version remotorisée du moyen-courrier). Fort des commandes géantes passées par Frontier Airlines - au sein du consortium Indigo Partners - et Spirit Airlines, le futur ensemble possède un plan de flotte pour atteindre 493 avions à l'horizon 2026.
(...)
L'ultra low-cost repose également sur la constitution d'un large réseau point-à-point permettant de maximiser le nombre de vols. Et sur ce point, Frontier et Spirit disposent de réseaux relativement complémentaires : la première va apporter son réseau dans l'Ouest et le Midwest, tandis que la seconde amènera ses destinations caribéennes et latino-américaines.
(...)
Le montant total de la transaction s'élève à 6,6 milliards de dollars en tenant compte de la prise en charge de la dette nette et du passif des contrats de location opérationnelle.
(...)
Le conseil d'administration (...) sera présidé par William Franke, l'actuel président de Frontier mais aussi directeur général d'Indigo Partners, la maison-mère de la compagnie aérienne.
 
Indigo Partners à la baguette
Indigo Partners possède déjà une histoire commune avec Spirit, pionnier du modèle ultra low-cost. Le fonds d'investissement a ainsi détenu une part de la compagnie entre 2006 et 2013, avant de la revendre pour s'engager dans Frontier (qu'il détient à près de 83 %). William Franke était déjà aux manettes à l'époque, et a occupé la présidence de Spirit pendant ces sept années.
 
Rendu célèbre par ses énormes commandes groupées pour plusieurs compagnies, Indigo Partners est également impliqué dans Jetsmart (Chili), Volaris (Mexique) et Wizz Air (Hongrie).synergie sur les couts, on oublie les synergies sur les recettes,

Mon commentaire : Indigo Partner est une société de capital-investissement étasunienne spécialisée dans la création et le développement des compagnies aériennes ultra-low-cost.

Indigo Partner dispose des moyens financiers pour participer activement à la consolidation des compagnies aériennes sur tous les continents. Installée dans l'Est de l'Europe avec Wizz Air, elle pourrait être tentée par le rachat d'une compagnie à bas coût basée plus à l'Ouest.

> Feu vert de Rome à la privatisation de la nouvelle Alitalia

(source AFP) 11 février - Après moult tentatives de Rome de se défaire d'Alitalia, qui a plombé les comptes publics, le gouvernement de Mario Draghi a ouvert vendredi la voie à la privatisation de la jeune pousse née de ses cendres, ITA Airways.
 
Premiers prétendants sur les rangs, le géant du transport maritime MSC et son allié Lufthansa avaient manifesté leur intérêt dès janvier, deux ans après un projet avorté de la compagnie allemande de s'emparer d'Alitalia.
 
Le gouvernement a présenté en conseil des ministres "un décret permettant de commencer le processus de recherche de partenaires pour ITA Airways", en vue d'une "offre publique ou une vente directe", a annoncé le ministre de l'Economie Daniele Franco.
 
Rome a décidé d'ouvrir le processus de vente à tous les repreneurs potentiels, sans accorder à MSC et Lufthansa la "période de 90 jours d'exclusivité" qu'ils avaient demandée.
 
"Nous prévoyons que, dans une première phase, le gouvernement conservera une part minoritaire et non de contrôle, qui pourra être vendue ultérieurement", a précisé M. Franco.
(...)
ITA Airways n'est pas sa seule cible, MSC ayant proposé en décembre au groupe français Bolloré de lui racheter ses activités de logistique en Afrique.
(...) 
La part de marché de son ancêtre Alitalia sur les lignes internationales au départ et à l'arrivée d'Italie était limitée à 7,7% en 2020, loin derrière Ryanair (29,5%), Easyjet et Lufthansa.
(...)

Mon commentaire : À ce stade, la principale information à retenir est l'ouverture du processus de vente à tous les candidats, sans exclusivité.

> UE : IAG devra-t-il se débarrasser de British Airways ?

(source Air Journal) 11 février - L’affaire fait grand bruit outre-manche, où la compagnie nationale britannique avait formé en 2011 – avant le Brexit en janvier 2020 donc – l’International Airlines Group (IAG) qui rassemble désormais aux côtés de British Airways les « toujours européennes » Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level (et le programme de fidélité Avios). Après une suspension post-Brexit des discussions sur qui contrôle IAG, officiellement installé à Madrid, les douze derniers mois n’ont débouché sur aucune solution. L’Union européenne stipule que tout opérateur doit être « détenu et contrôlé » par une société basée dans l’UE (avec au moins 50% du capital) ; or le Qatar est désormais actionnaire d’IAG à hauteur de 25,1%, ce qui diminuerait encore selon certains l’actionnariat européen du groupe (estimé à entre 30 et 40%).
 
D’après un analyste de HSBC interrogé dans The Telegraph, certains États membres de l’UE – dont la France et l’Allemagne – insistent pour que les règles soient de nouveau appliquées, tandis que d’autres comme l’Espagne et l’Irlande mais aussi la Hongrie seraient en faveur d’un changement des règles. « Les intérêts nationaux sont omniprésents dans l’industrie du transport aérien, qui est souvent le siège de politiques mercantilistes. L’intérêt commercial d’Air France-KLM et de Lufthansa serait incontestablement soutenu par l’ajout de nouveaux défis stratégiques à IAG », a déclaré l’analyste Andrew Lobbenberg.
 
IAG a réagi à la polémique dans un communiqué publié par City am : indiquant que le groupe « se conforme aux lois européennes sur la propriété, car son conseil d’administration est composé d’une majorité d’administrateurs non exécutifs indépendants venant de l’UE », il précise que « comme indiqué en décembre 2020, les plans de mesures correctives de nos compagnies aériennes européennes ont été approuvés par les régulateurs nationaux en Espagne et en Irlande, qui ont confirmé qu’ils respectaient les règles de propriété et de contrôle de l’UE. Ils sont en place depuis le 1er janvier 2021″.
 
Une solution pour IAG serait de fonder une nouvelle compagnie dans l’UE qui accueillerait les activités européennes de British Airways, et ne conserver sur le sol britannique que le long-courrier depuis les aéroports de Londres par exemple. On n’en est pas encore là, mais le nationalisme aérien parfois observé à l’intérieur des groupes (Air France v KLM par exemple) n’a pas fini de faire parler de lui sur le Vieux continent comme au Royaume-Uni.

Mon commentaire : Les actionnaires d'une entreprise sont généralement regroupés en deux catégories.

D'une part les investisseurs long terme, clairement identifiés. Pour Air France-KLM par exemple, il s'agit des deux États français et néerlandais, de Delta Air Lines, de China Eastern (voire des salariés).

D'autre part, les actionnaires disposant du capital dit flottant. Les titres du capital flottant changent régulièrement de propriétaire.

Les actionnaires s'expriment à l'occasion des votes en Assemblée Générale. Très souvent, les actionnaires disposant du capital flottant sont peu présents lors des Assemblées Générales, laissant aux investisseurs long terme le pouvoir de décision.

Comment est composé l'actionnariat d'IAG ?

Le dernier rapport annuel publié par IAG en février 2021 mentionnait :
"Qatar Airways, transporteur aérien du Moyen-Orient dont le siège social est à Doha, est le principal actionnaire d'IAG depuis 2016, détenant, à la date du présent rapport, 25,1 % du capital social de la société".

Plus loin, le rapport précisait : 
"Les actionnaires significatifs de la Société au 31 décembre 2020, calculés en fonction du capital social de la Société à la date du présent rapport et à l'exclusion des positions sur les instruments financiers, sont :
Qatar Airways  25,14%
Invesco Limited 1,327%
Lansdowne Partners International Limited 1,255%
Fondation Allan & Gill Gray 1,100%."

IAG se doit de faire la démonstration que ses actionnaires résidents de l'Union Européenne disposent de plus de 50% du capital.

Pour l'instant, le doute est permis. Avec ses 25%, Qatar Airways, qui dispose d'un poids considérable, est en mesure d'influer sur toutes les décisions stratégiques d'IAG.

> Volotea va doubler ses capacités en France en 2022

(source Air & Cosmos) 9 février - La compagnie low-cost espagnole Volotea a annoncé qu'elle allait opérer un développement historique en France au cours de l'année 2022 avec un total de 5,5 millions de sièges proposés à la vente, soit une hausse de 99% par rapport à 2021 et de 54% par rapport à 2019.

Le transporteur prévoit d'ouvrir deux bases supplémentaires dans l'Hexagone.
(...)
En juin 2021, Volotea comptait plus de 1 400 salariés, dont 401 en France. D'ici à fin 2022, elle prévoit de monter son effectif à 1 600 salariés. L'ouverture de deux nouvelles bases en France va renforcer cette dynamique avec 60 nouveaux emplois directs et environ 300 emplois indirects.
(...)
La compagnie dispose d'une flotte de 35 appareils (20 Airbus A319 et 15 Airbus A320).
(...)

Mon commentaire : La reprise du trafic aérien pointe son nez. Les compagnies aériennes se préparent pour être en mesure de gagner des parts de marché.

Encore faudra-t-il que les compagnies aériennes disposent de suffisamment d'avions. Les grands gagnants pourraient être les loueurs d'avions.

> Avion hydrogène : Airbus n'exclut pas de fabriquer ses propres moteurs

(source Air & Cosmos) 12 février - C'est un véritable pavé que vient de jeter dans la mare le président du groupe Airbus, Guillaume Faury, lors d'un entretien accordé au journal "Welt am Sonntag". Le président du groupe Airbus a en effet indiqué que l'avionneur pourrait fabriquer ses propres moteurs pour ses futurs avions à hydrogène. «C'est quelque chose que nous pourrions essentiellement faire nous-mêmes », a déclaré Guillaume Faury. « Nous avons les compétences pour cela » a-t-il ajouté, évoquant un éventuel « changement de stratégie ».
 
La propulsion à hydrogène porte en elle un nombre tellement important de ruptures technologiques qu'elle pourrait bien en effet rabattre les cartes et bouleverser les positions établies des motoristes : GE Aviation, Safran, Pratt & Whitney et Rolls-Royce. Des motoristes qui peuvent donner l'impression de "traîner les pieds" face à la feuille de route technologique menant à la propulsion à hydrogène. Un manque d'enthousiasme "habillé" intelligemment autour du discours de la raison : les avions long-courriers nécessiteront pendant encore un certain temps l'emploi de carburant et de carburant aviation durable.

Airbus-avion-delta

Mon commentaire : Y aura-t-il un jour un avion commercial à hydrogène ?

Faisons confiance à nos ingénieurs, ils ont su relever des défis technologiques autrement plus importants.

La véritable question, sans réponse à ce jour, est : quand ces avions à hydrogène seront-ils disponibles ?

> La Chine se coupe du monde pour bloquer Omicron

(source Les Échos) 9 février - Air France a annoncé la nouvelle sur son compte chinois Weibo : les vols AF198 Paris-Shanghai du 17 et 24 février sont annulés. La compagnie Air Canada a, elle, annoncé la suspension de son vol AC025 Vancouver-Shanghai pour les deux prochaines semaines. Mêmes annonces du côté de Russian Airlines, Turkish Airlines, Iran Mahan Airlines, China Eastern Airlines, Sichuan Airlines pour des vols à destination des villes chinoises de Canton et Chengdu.
 
Toutes ces annulations sont les dernières d'une longue série ordonnées par l'Administration de l'aviation civile de Chine (CAAC). La raison ? La découverte de cas positifs au Covid-19 parmi les passagers de vols précédents.
 
Depuis juin 2020, les autorités chinoises ont mis en place un système de sanctions à l'encontre des compagnies aériennes (chinoises ou étrangères) lorsque celles-ci transportent des passagers détectés positifs au Covid-19 à leur arrivée sur le territoire chinois ou au cours de leur quarantaine. Dans ce cas, le transporteur est sanctionné par des annulations de vols entrants vers la Chine ou par des limitations des taux de remplissage (à 40 ou 50 %), selon le nombre de cas positifs. Concernant Air France, sept passagers ont été testés positifs à leur arrivée à Shanghai le 28 janvier dernier. La sanction a été immédiate.
 
Avec l'apparition du variant Omicron en Chine, les vacances du Nouvel an lunaire (1er février) et les Jeux Olympiques de Pékin, les autorités chinoises ont multiplié les sanctions au titre de ce mécanisme dit de « circuit breaker ». Cette récente vague d'annulations de vols diminue une liste déjà considérablement réduite pour le trafic aérien entrant en Chine, avec seulement 200 vols internationaux par semaine, soit 2 % du niveau pré-pandémique. Depuis l'été 2020, seuls 6 vols réguliers sont autorisés par la Chine pour assurer la liaison avec la France (3 pour Air France, 3 pour les compagnies chinoises), contre plus d'une centaine avant la pandémie.
(...) 
La France prend également des mesures similaires à l'encontre des compagnies chinoises, « en rétorsion des sanctions frappant Air France, jugées incompatibles avec les dispositions de l'accord bilatéral sur les services aériens ».
 
La situation est inédite depuis le début de l'épidémie il y a deux ans. A l'époque de l'émergence du virus à Wuhan, de nombreuses compagnies avaient décidé de suspendre leurs vols à destination de la Chine, au grand dam de Pékin qui condamnait fermement ces annulations. Aujourd'hui, c'est la Chine qui repousse les vols internationaux par peur du retour de l'épidémie. La Chine, qui a largement endigué l'épidémie sur son sol, pratique une politique de zéro cas et fait la chasse aux cas dit « importés ». La reprise du trafic international n'est pas prévue avant 2024/2025, ont déjà fait savoir les autorités chinoises.


Revue de presse boursière

> AIR FRANCE-KLM : La tendance baissière peut reprendre

(source Boursorama) 7 février - Le MACD est négatif et inférieur à sa ligne de signal. Cette configuration dégrade les perspectives sur le titre. Le RSI n'indique pas encore une survente donc la poursuite de la baisse est techniquement possible.

> AIR FRANCE-KLM : Le mouvement reste haussier

(source Boursorama) 11 février - (...) On constate que le potentiel de hausse (...) n'est pas épuisé. Une correction est probable à court terme.

Mon commentaire : Il m'arrive de recevoir des demandes de conseil pour acheter ou vendre des actions Air France-KLM.

Ma réponse est toujours la même : il m'est interdit d'y répondre, car j'ai accès à des informations confidentielles qui pourraient influencer mon jugement. Il s'agirait alors d'un délit d'initié.

Les deux extraits d'articles ci-dessus illustrent par ailleurs la difficulté de faire des prévisions.

Le premier article évoque la possibilité que le cours de l'action continue à baisser.
Bilan des trois jours suivants : une hausse de près de 10%.

Le second article prédit une hausse du cours de l'action.
Bilan des trois jours suivants : une baisse de près de 7%.

S'il n'y avait qu'un conseil à retenir lorsqu'on souhaite acheter des actions d'une entreprise, ce serait celui de n'investir que de l'argent que l'on est prêt à perdre.


Fin de la revue de presse

> Conseils pour les salariés et anciens salariés actionnaires

Vous trouverez sur mon site navigaction les modalités d'accès aux sites des gérants.

Pour éviter d'oublier de changer vos coordonnées à chaque changement d'adresse postale, je vous conseille de renseigner une adresse mail personnelle. Elle servira pour toute correspondance avec les organismes de gestion.

Gardez en un même endroit tous les documents afférant à vos actions Air France-KLM : tous vos courriers reçus des différents gérants, Natixis, Société Générale, votre établissement financier personnel si vous avez acheté vos actions par celui-ci.

> Mon commentaire sur l'évolution du cours de l'action Air France-KLM

L'action Air France-KLM est à 4,202 euros en clôture lundi 14 février. Elle est en hausse de +2,41%.

Avant l'épidémie de coronavirus, l'action Air France-KLM était à 9,93 euros.

cours sur cinq ans

Évolution du cours de l'action Air France-KLM sur cinq ans. La chute brutale correspond au début de l'épidémie de Covid-19.

La moyenne (le consensus) des analystes pour l'action AF-KLM est à 3,46 euros. L'objectif de cours le plus élevé est à 5,50 euros, le plus bas à 1,30 euro.
Vous pouvez retrouver sur mon blog le détail du consensus des analystes. Je ne prends pas en compte les opinions d'analystes antérieures au début de la crise sanitaire.


Le baril de pétrole Brent
(mer du nord) est encore en hausse cette semaine de 3$ à 96$.

Fin octobre 2020, il était au plus bas à 37$.

Avec 86$ le 25 octobre dernier, le Brent avait atteint un niveau jamais observé depuis 2014, soutenu par les ruptures d'approvisionnement et la demande sous-jacente. Il dépasse de nouveau ce record la semaine passée, la crise au Kazakhstan puis celle de l'Ukraine expliquant la hausse.

cours pétrole sur dix ans

Évolution du cours du pétrole sur cinq ans. La chute brutale correspond au début de l'épidémie de Covid-19.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

Vous pouvez réagir à cette revue de presse ou bien me communiquer toute information ou réflexion me permettant de mieux conduire ma fonction d'administrateur du groupe Air France-KLM.

Vous pouvez me poser, par retour, toute question relative au groupe Air France-KLM ou à l'actionnariat salarié...

A bientôt.

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